Cesamedi, j'ai fait la plus grande ballade que j'ai jamais faite. Peut etre que si j'avais compte le nombre d'heures prevues
par ma carte des Hautes-Tatras avant de partir, je me serais dit que je m'emballais, mais comme je n'ai fait le calcul seulement le dimanche matin je suis parti, avec mon casse-croute, ma casquette
et mon poncho.
Reveille par le soleil, j'etais dehors a 7h et je suis rentre dans les bois a 7h30. Direction, la montagne dont je parlais dans mon premier message et qui me narguait depuis trop longtemps
maintenant : Slavkosky Stit. Un eperon granitique de quelques 2450m de haut.
Les conditions meteos ? Grand soleil au reveil, super ! Une fois dehors, un coup d'oeil a mon sommet ... oups ! Ou est-il ?? Dans les nuages ! Cool ! Voila un bon theme de ballade, dans les nuages
... gris et mornes !
Petite mise en marche et approche, a l'affut d'un ours, je ne verrais que deux ecureuils aux grandes oreilles et quelques pics, et des dizaines d'autres oiseaux dont je connais maintenant les
reperes nocturnes, sous des grands paravents de Calamagrostis ou entre quelques branches mortes d'Epicea.
Me voila au pied de mon sommet ! Les nuages ne s'en vont pas, mais ils ne sont pas orageux et c'est d'un pas guilleret que j'attaque la montee plus ardue. Il est 9h. Les Epiceas laissent place aux
Pins nains d'altitude, qui eux-memes cedent petit a petit aux rocs granitiques rapeux entre lesquels quelques petites fleurs cherchent le soleil qui decidement veut rester voilé ce matin.
Les touristes deja peu nombreux vu l'heure plutot matinale m'abandonne a la montagne, on me designe plusieurs fois les nuages alors que je passe dans un groupe arreté. Mais oui mon brave Monsieur,
je vais la haut ! Je monte.
Pourquoi ? Mais parce que ce ne sont pas des nuages d'orage, donc je ne crains rien si ce n'est de la pluie et je suis venu pour grimper au sommet, alors j'y vais. Ca y est. Je suis seul avec la
montagne et je ne vois pas a 25 metres. Il se met a pleuvoir. J'enfile mon poncho. Je deteste ce truc mais c'est efficace. C'est penible quand il faut grimper sur des rochers par contre, il
s'empetre dans les pieds.
Tiens, il grele ! Je continue. En me disant que le sommet ne peut plus etre bien loin. Et je m'imagine ... et si le sommet etait juste au dessus des nuages ? Et si a la place d'une puree de pois,
j'avais un paysage magnifique d'une mer de nuages !!
Oouuups ! Un grondement de tonnerre de l'autre cote de la montagne me fait accelerer UN PEU. L'orage est lointain, c'est encore raisonnable ...
Finalement, apres la pluie, la grele et le vent. Les bras et les mains quasiment impossibles a bouger et a rechauffer ... j'arrive au sommet ... et la ....
J'apercois le soleil, que dis-je ... je prends le soleil en plein visage et j'ai droit a un petit paysage bien sympa !! :-) dont voici quelques extraits :
Et comme j'etais en pleine forme et que maintenant il faisait beau ! Je suis redescendu, un peu en courant, souriant aux braves gens qui avaient repris leur ascension. Et j'ai fait le tour complet
de la montagne, je suis passe dans une autre vallee, qui m'a fait arrive au bout de cette vallee, la au fond de cette photo ! Et je suis redescendu. :-)
En passant, j'ai vu un lac d'un bleu epoustouflant ...
Les statistiques ?
- 2600 metres de denivele positif - 11h30 de rando pour 22h10 prevues par la carte
- 4 carreaux de chocolat
- 3 chamois
- 1 vallee pleine de marmotte
C'est dans ces moments la que l'on ressent reellement que chaque carre de chocolat, subtilement gere apporte de l'energie.